Arrêt pilule : bilan du 1er mois

Il y a un mois, je décidais d’arrêter ma pilule Claudia 35, générique belge de la célèbre Diane 35. Cette fameuse pilule réputée pour faire une peau impeccable et de beaux cheveux. Après 15 ans de bons et loyaux services, elle a commencé à m’apporter plus de négatif que de positif. Couplé à mon envie de retrouver un corps « au naturel », j’ai finalement sauté le pas.

POURQUOI AI-JE ARRÊTÉ ?

Contrairement à beaucoup d’amies, je n’ai jamais constaté de changements négatifs quand j’ai démarré la pilule à 14-15 ans. Pas de prise de poids, de maux de tête ou quoique ce soit. Ma peau était OK, mais je n’avais pas de gros soucis d’acné à la base et elle n’était pas parfaite pour autant. Elle est d’ailleurs bien plus lisse depuis 2 ans avec l’arrêt presque complet des produits laitiers que les 10 ans avant. J’ai surtout commencé la pilule jeune pour des règles très douloureuses et bien atténuées sous contraception hormonale. Pourtant, en automne, tout a commencé à basculer.

Un rapport mal lubrifié m’a donné la première mycose de ma vie, un fait anodin en soi. Mais c’était le début d’une sécheresse de plus en plus prononcée et inconfortable sous la ceinture et de mycoses récidivantes chaque mois au moindre frottement. J’ai alors commencé à réfléchir aux années écoulées, pour réaliser que malgré tout, mon corps était beaucoup moins réactif à l’excitation : peu voire pas de lubrification (alors que plus jeune c’était bien plus abondant), moins de frissons, de sensations dans mon corps à l’idée du sexe. Comme si j’étais de plus en plus anesthésiée. Je me trouvais aussi plus « bouffie » à la taille ces derniers mois, malgré une bonne pratique sportive et une alimentation saine. J’ai commencé sur la fin à avoir des maux de tête pendant mes règles mais je n’ai pas fait le lien tout de suite. J’ai également des cheveux beaucoup plus fins depuis quelques années.

Enfin, j’ai depuis 2 ans des intolérances alimentaires qui me donnent de l’eczéma sur le visage ou sur le corps et des démangeaisons et surtout avec les produits végétaux (fruits, légumes, légumineuses, oléagineux) mais pas que. Ces intolérances vont mieux depuis que j’ai réintroduit la viande (les légumineuses et le poisson ne passent plus du tout) mais ce n’est pas idéal non plus. Sachant que la pilule agit sur le foie et l’immunité et que je réagis à divers médicaments, j’ai commencé à me demander si ce petit comprimé pris chaque soir ne pouvait pas jouer un rôle également.

PREMIÈRE QUINZAINE ET DERNIÈRES FAUSSES RÈGLES

J’ai pris ma dernière pilule le dimanche 28 avril et ai eu mes « fausses » règles le jeudi suivant, 4 jours après comme d’habitude. Je me demandais en revanche combien de temps elles dureraient sans reprise de pilule, heureusement ça n’a pas dépassé 6 jours, soit un jour de plus que d’habitude. Sans la décision d’arrêter, j’aurais du reprendre mon comprimé le lundi, ce que je n’ai pas fait ici forcément. C’est le mercredi , soit 10 jours après l’arrêt, que les premiers signes de sevrage sont apparus : légère sensation nauséeuse dans la gorge, ventre qui gargouille et travaille mais sans être ballonné, de légers vertiges. Des effets mineurs en gros mais on sent que ça bosse là-dessous, que quelque-chose se relance.

J’ai directement utilisé mon application de symptothermie à l’arrivée de mes dernières « fausses » règles histoire de me familiariser avec avant les premiers vrais cycles. J’ai donc commencé à prendre ma température chaque jour au réveil selon les règles du manuel et j’ai commencé à guetter la glaire (pertes vaginales dont la texture évolue au fil du cycle – gluantes et translucides vers l’ovulation, sèches ou collantes et moins claires après l’ovulation). Ça faisait un sacré bail que je n’en avais plus. J’ai pu en repérer dès le 11ème jour d’arrêt pilule, très légèrement : de minuscules zones brillantes sur le papier toilette. Au fil des jours, elles sont devenues plus marquées, pouvant être observée sur la vulve à l’aide d’un petit miroir et la sensation de sécheresse a disparu. Durant ces 2 semaines, mon eczéma était pratiquement inexistant, même après des jus de fruits ou de bonnes doses de fromage.

Effets constatés la première quinzaine :

  • légères nausées par moment
  • légers vertiges ou maux de tête ponctuels
  • ventre ultra plat et moins gras
  • un kilo perdu
  • glaire qui revient petit à petit, sécheresse qui diminue
  • eczéma absent

TROISIÈME SEMAINE ET RÉVEIL DE L’UTÉRUS

A partir de la troisième semaine, je suis devenue ballonnée, littéralement, j’étais une machine à gaz pendant 5 jours (glamour). Ça a fini par s’estomper tout seul même si mon ventre reste un peu gonflé et en même temps, mon utérus s’est réveillé. Le 17ème jour, j’ai ressenti une crampe « sous » mes lombaires, à gauche. Ça s’est atténué le jour suivant, pour laisser place à une légère tension qui parfois passait de l’autre côté. La glaire s’est complètement relancée également, pour devenir très abondante cette semaine-là. Ma bouche, qui avait un forfait beurre de cacao toute l’année, a arrêté d’être gercée en permanence. Visiblement, la sécheresse n’était pas que sous la culotte, jamais je n’avais fait le lien. En revanche, mes yeux sont devenus super secs, au point d’être un peu douloureux la nuit quand je les fermais. Je n’y ai pas touché, pas mis de goutte et ai attendu que ça passe, ce qui est enfin arrivé la semaine suivante. Côté sexe, j’ai enfin retrouvé de la lubrification. Fini les douleurs et les irritations ! Par contre, j’ai eu un petit retour d’eczéma quelques jours, qui a de nouveau disparu fin de semaine.

Effets constatés la 3ème semaine :

  • glaire abondante
  • ventre ballonné quelques jours
  • crampes à l’utérus
  • bouche qui n’est plus gercée
  • yeux très secs
  • retour de la lubrification pendant le sexe
  • petit boom d’eczéma 3 jours

DERNIÈRE SEMAINE DU MOIS

Tout s’est globalement stabilisé à la fin du mois. La glaire s’est modérée, pour être même un peu faible et sèche 3 jours avant de revenir. Mon ventre est normal, même si pas aussi plat qu’en début de cycle. J’ai parfois de légères tensions à l’utérus ponctuellement, une fois par jour en moyenne. Mes yeux sont redevenus normaux, plus de sécheresse, plus d’eczéma non plus. Côté sexe, la lubrification est devenue optimale et quelque-chose de précieux s’est enfin pointé : MA LIBIDO ! Je désespérais un peu à l’attendre mais elle a fini par revenir doucement, par petites pulsions, petites sensations et continue de croître. Comme je l’ai dit plus haut, je n’ai jamais eu de baisse d’envie « mentale », mais je n’avais plus vraiment d’excitation physique, de sensation de manque dans mon corps ou d’excitation forte. C’est un plaisir de voir son corps se réveiller de nouveau comme si on avait encore 20 ans.

Par contre, j’ai eu 3 jours de déprime, hypersensible, maussade, à pleurer devant des vidéos Youtube ou les nouvelles à la télé. Tout me semblait gris, le monde me semblait cruel, j’ai fait des cauchemars plusieurs nuits d’affilée, repensé à d’anciens traumas ou mauvais souvenirs. Et pouf, c’est passé. Lunatique vous avez dit ? Enfin, j’ai de gros coups de fatigue ces dernières semaines mais avec la tonne de boulot, les voyages et l’entrainement run que je suis ce mois-ci, difficile de savoir ce qui vient ou non de l’arrêt pilule. Je n’ai pas encore ovulé donc pas de règles en vue pour le moment, j’espère qu’elles ne seront pas trop tardives quand-même (certaines filles doivent attendre des mois). Côté peau et cheveux, absolument rien à signaler pour le moment. Ni gras, ni boutons, ni chute, mais je me prépare mentalement à voir quelques changements arriver cette année.

Effets constatés la dernière semaine :

  • sautes d’humeur
  • retour de la libido
  • glaire fluctuante, parfois insuffisante, parfois abondante
  • fatigue
  • lubrification optimale

MES SOINS PRÉVENTIFS

Afin d’aider mon corps au maximum à se remettre de ce bouleversement, j’ai tout de suite préparé le terrain à l’arrêt de ma pilule. J’ai commencé dès le lendemain à faire une cure d’argile 2 semaines pour nettoyer et remettre à neuf mon organisme. J’ai ensuite entamé juste après une cure de desmodium (via des ampoules de 15 ml, sans excipients), une plante fabuleuse qui nettoie et régénère le foie. Je finis cette cure dans quelques jours. Enfin, j’ai eu mon premier rendez-vous d’acupuncture la troisième semaine, pour aider mon foie à se nettoyer. Un prochain rendez-vous est prévu mi-juin pour cette fois aider l’équilibre hormonal à se rétablir. Je ne compte pas prendre de compléments supplémentaires car j’attends de voir comment mon corps va se porter après ce grand nettoyage et j’aviserai en temps voulu.

Côté alimentation, j’ai direct adopté quelques bons réflexe en réduisant le fromage, le seul produit laitier que je consomme et en évitant d’abuser du sucre. Je bois également des tisanes de bardane et pensée sauvage (achetées chez La Vie Claire), réputées pour leur action anti-inflammatoire et contre l’acné, histoire de préparer le terrain. Je mange beaucoup de fruits et légumes et je bois beaucoup. Je me dis qu’en éliminant un max de toxines et en évitant les inflammations internes, j’augmente mes chances de garder une peau plus nette. L’avenir le dira, affaire à suivre !

About the author
Coach certifiée en Nutrition Naturelle, je partage ma passion pour la gourmandise, le sport et le bien-être dans une optique de bienveillance. De la Belgique à Paris en passant par New York et Rome, je ne me lasse jamais de découvrir de nouveaux délices mais je préserve un amour sans faille pour le chocolat et les frites.

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