L’Europe interdit enfin les plastiques à usage unique

Les pailles, touillettes, couverts, gobelets et autres accessoires de plastique à usage unique ne seront bientôt plus : le Parlement Européen vient d’approuver la loi anti-plastique après de nombreux scandales sur la pollution des océans. Dès 2021, tous ces objets du quotidien devront laisser place à des alternatives plus écologique, en bois, bambou ou autres.

Ces derniers mois, les vidéos chocs fleurissent sur la toile : animaux marins à la tête emprisonnée dans des sacs, baleines à l’estomac rempli de déchets plastiques, tortues avec fourchette en plastique coincée dans une narine… Le plastique n’a pas bonne presse et pour cause : il met de 100 à mille ans pour se dégrader selon le type. Autant dire que la planète a du mal à respirer ! Le 28 mars soit il y a une semaine à peine,  une baleine enceinte a été retrouvée échouée et décédée sur une plage de Sardaigne : son estomac contenait plus de 22 kilos de plastique. Face à ces tristes constats, le Forum économique mondial et la fondation Ellen McArthur mettent en avant une étude des plus percutantes : si nous ne réagissons pas, l’océan contera plus de déchets que de poissons en 2050.

Pour éviter que le 7ème continent qui se forme au milieu  de l’océan Pacifique à partir de 1800 milliards de déchets ne s’étende d’avantage, le Parlement Européen agit enfin pour responsabiliser les producteurs, au-delà de l’interdiction des objets en plastique à usage unique : « Les États membres devront atteindre un objectif de collecte de 90% pour les bouteilles en plastique d’ici 2029, et les bouteilles en plastique devront être composées d’au moins 25% de contenu recyclé d’ici 2025, et 30% d’ici 2030. L’accord prévoit également une application renforcée du principe  »pollueur payeur », notamment pour le tabac, via l’introduction de la responsabilité élargie des producteurs. Ce nouveau régime s’appliquera également aux engins de pêche, afin de s’assurer que les fabricants, et non les pêcheurs, supportent les coûts de collecte des filets perdus en mer. La législation prévoit enfin un étiquetage obligatoire relatif à l’impact environnemental négatif des cigarettes contenant des filtres en plastique jetées dans la rue, ainsi que d’autres produits tels que les gobelets en plastique, les lingettes humides et les serviettes hygiéniques.» Des initiatives qui devraient réduire les coûts de pollution environnementale de 22 milliards d’euros et nous faire revenir à un mode de vie plus simple, dénué d’accessoires inutiles.

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Coach certifiée en Nutrition Naturelle, je partage ma passion pour la gourmandise, le sport et le bien-être dans une optique de bienveillance. De la Belgique à Paris en passant par New York et Rome, je ne me lasse jamais de découvrir de nouveaux délices mais je préserve un amour sans faille pour le chocolat et les frites.

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