Grignotage au bureau : pourquoi j’ai tout le temps faim ?

La journée passe et vous ne pouvez pas vous empêcher de plonger la main dans un sac de bonbons dans le tiroir ou de faire des allers-retours à la machine à biscuits. C’est plus fort que vous : vous avez tout le temps envie de grignoter. Malgré la charge ou l’absence de travail à abattre, votre ventre comme votre cerveau semblent tout le temps crier famine. Mais pour quelles raisons ?

VOUS NE MANGEZ PAS ASSEZ

Vous avez envie de faire attention ou vous estimez ne pas avoir le temps alors vous mangez très léger  aux repas puis vous avez faim les heures qui suivent. Peut-être sautez-vous même un repas, par inquiétude pour votre ligne ou parce que vous êtes pris dans le boulot. Autre piste, vous avez besoin d’un encas pour tenir entre deux repas – certaines personnes ont besoin de manger plus souvent – mais vous vous refusez à prendre un vrai goûter. Ou enfin, vous vous refusez tout aliment tentant (chocolat, biscuits…) pour faire attention et votre cerveau n’en peut plus. Bref, vous n’écoutez pas votre faim et vos envies, vous vous privez en permanence et à la moindre tentation, vous craquez complètement. C’est un réflexe psychologique comme physiologique absolument normal : le cerveau enregistre un état de restriction et cherche à faire des réserves à la moindre occasion, sans oublier la recherche de plaisir.

Demandez-vous si vous ne devriez pas augmenter vos portions le matin ou au repas de midi, insérer plus de féculents et/ou de protéines. Une petite salade ne peut tenir au corps pendant une journée de concentration, le cerveau a besoin de carburant également. Même si vous mangez plus à table, l’absence de grignotage sera clairement favorable sur la balance à long terme. Si vous ressentez une réelle faim dans l’après-midi, accordez-vous un petit goûter réconfortant : quelques biscuits, un yaourt, une part de cake, une tartine, une poignée d’oléagineux… Peu importe, prenez un goûter qui vous fait vraiment plaisir. Mieux vaut un petit plaisir chaque jour avec modération que se priver à tout prix et se jeter sur la nourriture à la moindre tentation.

VOUS ÊTES FATIGUÉ

Vous tirez sur la corde, que ce soit physiquement ou mentalement : manque de sommeil, trop d’activité physique, trop de pression, des journées à rallonge… Votre corps et/ou votre esprit ont simplement besoin de repos mais comme ils ne l’obtiennent pas, ils réclament le carburant le plus plaisant et le plus rapidement disponible : du sucre. Aucun encas ne pourra remplacer une bonne nuit de repos ou un réaménagement de votre planning. Le repos est essentiel à tous, et d’autant plus si vous faites du sport ou cumulez plusieurs activités.

VOUS VOUS ENNUYEZ

Vous grignotez mais vous pourriez tout aussi bien zapper la télé ou fumer une cigarette à la place. La nourriture est juste votre moyen à vous d’évacuer l’ennui et de passer le temps au travail car vous n’êtes pas stimulé. Seuls une discussion avec votre responsable ou un réaménagement de vos tâches peuvent y remédier. Dans le cas contraire, il va vous falloir trouver un autre moyen pour tromper l’ennui : échanger avec des collègues, prendre de l’avance sur des projets, savourer un café, surfer sur le net… Et peut-être considérer un job qui pourrait vous épanouir d’avantage et vous donner plus de responsabilités si cette situation est permanente.

VOUS ÊTES PRIS PAR L’ASPECT SOCIAL

En fait, vous grignotez rarement seul. Mais vous ne refusez jamais un biscuit de la collègue, un croissant apporté par un membre de l’équipe, un petit Mars autour de la machine à café, un dessert avec la team même si vous n’avez plus faim. En réalité, vous n’avez pas vraiment faim mais manger est votre façon d’adhérer aux contextes sociaux.  Vous appréciez l’aspect convivial que cela apporte et c’est très compréhensible. Manger, c’est aussi du partage. Néanmoins, si cela se fait en permanence au détriment de vos sensations alimentaires et de votre santé, cela en vaut-il vraiment la chandelle ?

Vous n’avez pas besoin de manger pour profiter d’une bonne discussion avec vos collègues ou échanger autour d’un café. Redonnez à la nourriture sa place première : combler la faim. Et si déguster une douceur fait vraiment partie de vos traditions et de votre plaisir pour affronter une dure journée, réservez-vous un petit encas, un moment par jour pour grignoter ensemble : un goûter sympa, une petite pause tous ensemble. Ou un jour par semaine où vous instaurez un vrai bon repas avec tout le monde : un goûter avec l’équipe, un petit-déj entre collègues… Le tout est simplement de trouver un équilibre et de retrouver le plaisir des échanges sans systématiquement y intégrer de la nourriture.

VOUS AVEZ FROID

On n’y pense pas assez mais les changements de température jouent grandement sur notre appétit. Dès que l’air se refroidit, l’organisme consomme plus et donc réclame plus rapidement du carburant. Personnellement, je le remarque dès que je coupe le radiateur : quand il fait frais, j’ai faim beaucoup plus vite et j’ai parfois des petites fringales. Mon organisme galère un peu à s’adapter. Un bon pull supplémentaire fera l’affaire, de même qu’une tisane ou une tasse d’eau chaude toutes les heures pour remonter votre température corporelle. Vous le remarquerez directement : cela atténue tout de suite les fringales d’avoir plus chaud !

VOUS VIVEZ UNE PÉRIODE DIFFICILE

Peut-être traversez-vous des moments difficiles au bureau ou dans le privé. Lorsque l’esprit va mal, le corps prend souvent le relai et c’est un fait : manger réconforte car cela active les hormones du plaisir. Je dirais qu’à côté d’autres addictions, il vaut parfois mieux se tourner vers un biscuit au chocolat qu’une cigarette ou un verre d’alcool. Personne n’est vraiment armé pour faire face aux épreuves de la vie, à une situation familiale compliquée, à une santé déclinante, à des tensions au travail… et chacun le gère comme il peut. Autorisez-vous à être imparfait, à céder à quelques envies, tout en ayant conscience qu’elles sont là pour vous réconforter et qu’elles sont temporaires. Vous vous réajusterez progressivement à votre faim lorsque votre situation ira mieux et que vous serez psychologiquement prêt mais on ne peut tout gérer en même temps. Lâchez un peu prise et faites-vous confiance pour reprendre de bonnes habitudes en douceur, une fois en bonne condition.

About the author
Coach certifiée en Nutrition Naturelle, je partage ma passion pour la gourmandise, le sport et le bien-être dans une optique de bienveillance. De la Belgique à Paris en passant par New York et Rome, je ne me lasse jamais de découvrir de nouveaux délices mais je préserve un amour sans faille pour le chocolat et les frites.

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