5 valeurs que j’ai apprises des mangas

Ils ne font pas toujours l’unanimité auprès des parents : réputés violents, trop girly ou kitsch, les mangas souffrent souvent de préjugés. Dans les années 90 et début 2000, ils n’avaient pas franchement bonne presse. Également catégorisés « pour enfants » alors qu’ils ont des sections pour tous les âges, ils n’étaient pas franchement encensés pour leur côté éducatif. Et pourtant, j’estime qu’ils ont contribué à l’ado que j’étais et l’adulte que je suis aujourd’hui. J’ai en effet passé la majeure partie de ma jeunesse assise devant ma télé sur la chaine « Mangas », avant de découvrir également les livres plus tard. Si aujourd’hui je suis passionnée de voyage, de dessins et de sport, en particulier de combat, ce n’est pas totalement par hasard.

LE MONDE EST FAIT DE NUANCES

Lors de mon mémoire de fin d’études sur Disney, j’ai eu l’occasion de comparer les dessins animés judéo-chrétiens avec les mangas. Si les animés d’Occident tels que Disney sont très clairs sur les notions de bien et le mal, les gentils et les méchants, les mangas sont nettement plus nuancés. Vegeta dans Dragon Ball, Mammouth dans Nicky Larson, Kurama et Hiei dans Yû Yû Hakusho… Les mangas sont pavés de « méchants » qui rejoignent le clan des héros.

Parce que dans les mangas, les personnages ne sont pas blancs ou noirs, un héros peut avoir des défauts ou un côté sombre, un « méchant » peut avoir ses raisons, son vécu et un bon fond. Ou en tout cas la capacité de se remettre en question et de changer. La vie, en somme. J’ai toujours apprécié les nuances de ces animés japonais, où les gens ne sont pas figés, où chacun peut évoluer dans le bon comme dans le mauvais sens selon les choix qu’il fera et la personne qu’il veut être, selon ce qui compte le plus à ses yeux : le pouvoir, la famille, la réussite, la justice, l’amour… C’est un parfait miroir de la vie et du genre humain, qui est teinté de gris et peut toujours s’améliorer.

HISTOIRES ET TERRITOIRES

J’ai découvert l’histoire et la culture du Japon dans bon nombre de mangas mais aussi l’époque victorienne avec Princesse Sarah, la mythologie avec Pygmalion, la révolution française avec Lady Oscar, les Alpes avec Annette ou encore la cour d’Angleterre ou l’Inde de Bouddha… Il y a autant de thèmes que de goûts, de lieux et d’époques que de fans d’histoire et de voyage. Un des premiers shôjos que j’ai suivi fut « Sandy Jonquille », l’histoire d’une jeune fille de la campagne qui devient journaliste autour du monde. Je me disais que moi aussi je voyagerais, je ferais des expériences et j’écrirais pour inspirer les gens.

LE TALENT NE SUFFIT PAS, IL FAUT TRAVAILLER D’ARRACHE-PIED

Que ce soit dans les mangas d’aventure type Dragon Ball et Ranma où les mangas purement liés au sport ou à un hobby comme Olive et Tom, Jeu Set et Match ou Laura et la passion du Théâtre, les japonais cultivent le goût de l’effort. Les protagonistes se découvrent souvent un talent, quel qu’il soit, un potentiel un peu spécial. Pour autant, ce potentiel ne suffira jamais à abattre les compétiteurs et rivaux sans un travail acharné. Chaque jeune espoir a son mentor, qu’il respecte et dont il suit les enseignements à la lettre. Son parcours est toujours semé d’embûches, de défis, parfois de défaites mais surtout, il est fait d’un entrainement rigoureux, exigeant et constant. Seule la persévérance paye pour obtenir le succès, rien ne s’obtient facilement : il faut se battre pour ses rêves, savoir rebondir et toujours donner le meilleur de soi-même.

LES FEMMES FONT AUSSI BIEN QUE LES HOMMES

Au-delà des shôjos et magical girls, les mangas regorgent d’héroïnes féminines plus badass les unes que les autres. Un de mes animés préférés était notamment Cat’s Eyes, où les héroïnes braquent les musées pour reconstituer la collection de leur père disparu. Elles sont aussi agiles que des yamakasis, savent se battre et n’ont peur de rien. Elles échappent sans cesse à la police, dont l’inspecteur principal est sans le savoir le fiancé de l’une d’elles. De même, toutes les fiancées de Ranma sont de redoutables guerrières et Casca, de Berserk, est Commandant d’une armée d’hommes. Et que dire de Lady Oscar, qui commande l’armée royale puis mène la révolution française ? Les mangas m’ont toujours enseigné que je pouvais être qui je voulais, faire ce que je voulais au même titre que les hommes.

ON EST PLUS FORTS ENSEMBLE

Les mangas rappellent le sens de la communauté. Les héros qui partent en quête démarrent souvent leur aventure en solo mais ne tardent pas à être rejoints par des alliés. Parce qu’ensemble, on est plus forts et parce que nos proches nous donnent aussi une raison de nous battre et d’avancer.

About the author
Coach certifiée en Nutrition Naturelle, je partage ma passion pour la gourmandise, le sport et le bien-être dans une optique de bienveillance. De la Belgique à Paris en passant par New York et Rome, je ne me lasse jamais de découvrir de nouveaux délices mais je préserve un amour sans faille pour le chocolat et les frites.

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