3 belles leçons à retenir du livre « La maîtrise de l’amour »

L’amour est un vaste sujet, qui devrait en théorie n’être que bonheur et simplicité mais est souvent synonyme de prises de tête. Pourquoi nous compliquons-nous la vie ? Pourquoi répétons-nous les mêmes schémas ? Pourquoi choisissons-nous des personnes qui ne nous correspondent pas ? Pourquoi nous accrochons-nous à des relations toxiques ? Pourquoi gâchons-nous de belles histoires avec nos peurs ? Autant de questions auxquelles Don Miguel Ruiz, auteur du best seller mondial « Les Accords toltèques », essaye de répondre dans son second ouvrage « La maîtrise de l’amour, apprendre l’art des relations ».

UNE BIBLE DE L’AMOUR ET DE LA BIENVEILLANCE

Le livre aurait pu s’appeler « guide de l’amour de soi pour mieux aimer les autres ». Ce n’est pas un manuel de comportement, ce n’est pas une méthodologie du contrôle des relations ou de la séduction : c’est tout simplement une ode à l’amour et à la paix avec soi-même à travers des contes et histoires métaphoriques. Les Toltèques étaient une ancienne civilisation Maya au fort sens spirituel et à la sagesse incommensurable. Ils chérissaient une vision altruiste et bienveillante de la vie, dénuée de peurs, de colère, de jalousie et de frustrations. En résultait alors un mode de vie serein, pavé d’échange, d’amour sincère et de connaissance.

Don Miguel Ruiz reprend les fondamentaux de cette philosophie ancestrale, en l’ajustant à notre époque contemporaine. Au final, les travers et les problèmes sont toujours les mêmes, des milliers d’années plus tard mais les leçons à apprendre sont toujours aussi efficaces ! C’est un peu par hasard que ce livre a atterri sur ma table de chevet mais il a su me capter d’une force sans pareil, si bien que je l’ai dévoré en quelques jours. Il est écrit dans un langage simple et familier, parsemé d’histoires et contes anecdotiques pour illustrer ces propos. Imaginez en gros que Père Castor vous raconte l’Amour.

LEÇON 1 : NOUS SOMMES LE FRUIT DE LA SOCIÉTÉ ET DE NOS TRAUMATISMES

L’auteur nous demande d’imaginer une planète parallèle où toute personne passé l’âge de 3-4 ans serait couverte de plaies : une maladie inévitable, douloureuse mais considérée comme banale. Chacun chercherait à se protéger durant les contacts pour ne pas se blesser et quelqu’un qui appuierait sur la plaie de quelqu’un d’autre, volontairement ou non, risquerait un sacré retour de bâton pour cette douleur infligée. Malgré cette douleur à porter au quotidien, les gens ne pourraient s’empêcher de rechercher des relations et de l’affection avec autrui, tout en ayant perpétuellement peur de souffrir. Vous commencez à deviner où l’auteur veut en venir ?

Revenons sur Terre. Dès la petite enfance, notre quotidien se marque de contraintes, d’obligations, de conventions, d’expériences et de certaines injustices. Les enfants ne sont pas toujours tendres, les parents pas toujours de bonne humeur, les profs pas toujours gentils. Nous apprenons dès le plus jeune âge à nous conformer à un mode de vie en société, à des règles, à une certaine image à présenter de nous pour plaire, pour nous faire accepter, pour masquer nos peurs. A l’âge adulte, nous portons en nous, dans notre coeur et notre émotionnel, une quantité de « plaies » : des blessures, des marques du passé et de la société, infectées de ressentiment, de peur, de colère, de jalousie… C’est ce que les Toltèques appellent le « poison émotionnel ».

Lorsque quelqu’un appuie malgré lui sur une de nos plaies, il réveille une douleur et tout le poison qui en découle. Un peu comme quand Monsieur ou Madame a oublié de téléphoner de sa soirée et que d’un coup nous vient le flashback de cet ex qui nous trompait à chaque sortie. Une blessure est réactivée, du poison risque d’en sortir : colère, jalousie… Une vague de négativité que l’autre personne risque de se prendre, sans comprendre pourquoi, sans spécialement le mériter et qui peut dès lors appuyer sur ses plaies à elles. Un cercle vicieux est engendré.

« Les humains vivent dans la peur permanente d’être blessés, ce qui crée un drame perpétuel, où qu’ils aillent« , nous dit le livre. Et pourtant nous menons toujours cette quête perpétuelle de l’amour, de l’attachement, sans pour autant baisser la garde. Voici la première leçon que j’ai retenue de Don Miguel : les blessures, les formatages et les personnes du passé ne doivent ni déterminer qui je choisis d’être aujourd’hui, ni impacter ceux que j’aime aujourd’hui. Choisir d’aimer c’est par définition choisir d’être vulnérable et surtout d’avoir confiance en la vie et en nos choix. Quand on apprend à se défaire des mauvaises expériences ou, comme détaillé dans le livre « ne pas prendre les choses personnellement », on apprend à redessiner une histoire à partir d’une page blanche et non une page couverte de tâches. Ne laissons pas nos plaies émotionnelles se déverser sur ceux que nous aimons et contrôler qui nous sommes.

LEÇON 2 : L’AMOUR EST DÉTACHÉ DE TOUTE DÉPENDANCE

Il y avait cette homme qui affirmait fermement que l’amour n’existe pas. Pour lui, l’amour n’était qu’un jeu de dupes, de manipulation et d’ascendant sur l’autre pour assouvir ses propres besoins de reconnaissance et de sécurité. Non, il en était sûr, l’amour n’existe pas. C’est ce que ses expériences et ses déceptions lui avaient inculqué, tout au long de sa vie et ce n’était pas faute d’y avoir cru et d’avoir tout tenté. Un jour, il rencontra une femme qui était d’accord avec lui. En pleurant, elle lui expliqua comment son mari et elle avaient évolué différemment, pour finalement se séparer. Elle aussi était désormais convaincue que l’amour n’existe pas, ça ne peut pas marcher.

Il discutèrent longtemps et décidèrent de se revoir pour échanger sur ce fléau qu’est l’amour. Au fil du temps, l’homme se rendit compte qu’il appréciait de plus en plus cette femme et sa compagnie. Etait-ce possible que ce fût de l’amour ? « Mais c’est tellement différent de ce que j’ai ressenti jusqu’ici. Cela n’a rien à voir avec ce dont parlent les poètes, ce n’est pas non plus ce que décrit la religion, car je ne me sens pas responsable d’elle. Je ne prends rien d’elle, je n’ai pas besoin qu’elle s’occupe de moi. Je n’ai pas besoin de lui reprocher mes problèmes, ni de la charger du fardeau de mes histoires personnelles. Les moments que nous passons ensemble sont merveilleux« . Je ne vais pas vous raconter la fin de cette histoire car le livre mérite d’être lu dans son entièreté et sans spoiler.

Malgré tout, on décèle ici un fondement capital de l’amour selon les Toltèques : l’amour ne demande rien, n’attend rien, ne définit rien. Il est le simple fruit de l’affection de deux personnes qui aiment passer du temps ensemble et prendre soin l’une de l’autre, parce qu’elles en ont envie. L’amour ne vient pas de ce que l’autre leur donne, mais du sentiment profond d’affection et de bien-être qui émane d’eux-mêmes, de l’intérieur. L’amour part de soi et n’a rien à obtenir de l’autre. L’autre n’est pas là pour nous rassurer, nous donner confiance en nous, nous combler, nous psychanalyser, nous réparer. Les besoins, nous sommes seuls à pouvoir les combler. L’autre n’a rien de plus à offrir que sa présence sincère, désintéressée et bienveillante.

LEÇON 3 : UN CHAT NE PEUT DEVENIR UN CHIEN

« Comment décririez-vous votre relation avec avec l’homme ou la femme parfait(e) pour vous ?  En fait, la relation que vous aurez avec cette personne sera exactement comme celle que vous pourriez avoir avec un chien. Quoique vous tentiez d’en faire, un chien est un chien. Il restera toujours un chien. Vous n’en ferez pas un chat ou un cheval : il est ce qu’il est. »

Les gens ne sont pas sur commande et ne sont pas formatables. « Acceptez-les comme ils sont ou ne les acceptez pas. » Si votre femme est une coureuse de jupon, elle choisit de l’être. Vous n’en ferez pas une femme fidèle. Si votre homme est un grand romantique de nature discrète, vous n’en ferez pas un bad boy extraverti. Personne n’a le pouvoir de changer les gens. Parce qu’un chien est un chien et qu’il n’a pas à être autrement. Les Toltèques nous rappellent qu’on ne peut aimer quelqu’un sur base de ce qu’il pourrait être ou devenir selon notre idéal. On l’aime pour ce qu’il est ou on ne l’aime pas. Si on veut un chien mais qu’on a un chat, on choisit d’aimer le chat pour ce qu’il est ou on décide de changer pour un chien. Et on laisse au chat la possibilité de trouver quelqu’un qui l’aimera pour ce qu’il est.

Alors quel est l’homme ou la femme qui nous convient ? « Celui ou celle qui a envie d’aller dans la même direction que vous, qui est compatible avec vos valeurs et vos opinions sur les plan émotionnel, physique, économique et spirituel. » Cette bonne personne, « vous êtes son partenaire idéal si elle vous aime exactement comme vous êtes et ne cherche pas à vous changer » et vice-versa. « Pourquoi vous programmer pour autre chose ? Pourquoi ne pas chercher ce que vous voulez ? Pourquoi essayer de conformer quelqu’un à une image qui ne lui correspond pas ? »

Nous n’avons pas à obtenir, conquérir, mériter l’amour des gens. Ceux qui sont faits pour être ensemble seront tout simplement heureux ensemble car ils seront eux-mêmes. Pas plus mince, plus gros, plus ambitieux, plus relax, plus riche, plus humble, plus… Juste eux-mêmes.

Toutes ces notions sont évidentes et pourtant, nous les mettons souvent de côté dans le quotidien de notre vie. Par peur d’être seul. Par protection pour nos plaies émotionnelles. Par idéal de changer l’autre. Le livre de Don Miguel est une piqûre de rappel incisive, simple et juste de ce que sont les relations saines, dénuées de toute malveillance et de pression. Il nous relate le plus simplement du monde mais non sans féérie le B.A.BA de l’amour de soi pour donner de l’amour aux autres. C’est un ouvrage que je recommande à tous, comme un petite guide de vie, d’espoir, de confiance à tous les grands romantiques qui vivent dans la peur et un rappel que toutes les clés sont en nous.

About the author
Coach certifiée en Nutrition Naturelle, je partage ma passion pour la gourmandise, le sport et le bien-être dans une optique de bienveillance. De la Belgique à Paris en passant par New York et Rome, je ne me lasse jamais de découvrir de nouveaux délices mais je préserve un amour sans faille pour le chocolat et les frites.

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