lundi 19 mars 2018

8 raisons pour lesquelles pâtisser me rend plus épanouie

On me répète souvent que la nourriture est une de mes plus grandes passions et c'est vrai. Plus encore, la pâtisserie est au fil du temps devenue pour moi une véritable source de bonheur et un pilier au quotidien. Pourquoi donc ? Pour toutes ces 8 raisons qui la rendent si belle et qui me rendent moi un peu plus épanouie.


1. C'EST MA MEDITATION
Qu'on se le dise avant de me tomber dessus, je pratique de temps en temps la méditation et je saisis bien la nuance entre les deux. Néanmoins, si les objectif entre la cuisine et la méditation sont différents, les sensations que cela me procure sont très similaires. Pendant que je crée, le reste du monde n'existe plus. Il n'y a que moi, mes idées qui fourmillent et mon mental qui se concentre tout en laissant les inspirations retentir dans ma tête. 

C'est un moment qui m'apaise, qui me fait oublier les tracas du quotidien, me permet de faire le tri entre mes idées et de mettre un peu de distance entre mes émotions et moi. Il m'éloigne de la réalité tout en m'y ancrant d'avantage, avec plus d'assurance et de sérénité. Ca ne résout pas tout mais le temps d'un brownie qui prend vie entre mes doigts, mon stress, mon impatience, mes doutes, ma fatigue, ma colère, toutes mes pensées encombrantes me paraissent loin. Et je repars les batteries rechargées à bloc. 

2. TESTER ME FAIT PROGRESSER
On me dit parfois que j'ai un petit talent pour la pâtisserie. La vérité, c'est que je n'en ai pas particulièrement. Il y a encore des millions de choses que je ne sais pas faire et j'ai appris très progressivement les quelques bases que je maitrise. Actuellement, ce que je sais faire, je l'ai appris à force de tester, d'expérimenter, de parfois connaitre des ratés, de recommencer, d'associer, dissocier des saveurs. 

Ce n'est qu'un gigantesque jeu, pas différent de mes constructions Polly Pocket ou de la miche popote que je réalisais en maternelle. Un moment de créativitétout est possible et où le but n'est pas une fin en soi. Où rater n'est pas grave parce qu'on a au moins tenté de créer quelque-chose et que cela donne de nouvelles pistes, de nouvelles idées. Bien sûr, si cela conclut par une réussite, je suis la plus heureuse du monde. Mais dans le cas contraire, j'en retire un bon moment à me divertir en cuisine et plus de motivation encore à réaliser quelque-chose de bon. 

3. REUSSIR ME REND FIÈRE
Dans le cas où ma recette est une réussite, je suis immédiatement prise d'un énorme sentiment de fierté et d'accomplissement, au moins aussi grand que quand je survis à un sparring de boxe. Parce que certes pâtisser ne sauvera pas des vies et ne résoudra pas la crise mais un bon dessert, ça rend tout le monde un peu plus heureux le temps d'un goûter. Et parce qu'on devrait toujours être fier d'avoir accompli soi-même un petit quelque-chose, d'avoir donné vie à une idée même si ce n'est qu'un cookie. 

4. PÂTISSER ME RAPPROCHE DE MON ENTOURAGE
Au-delà de l'aspect pratique, la cuisine recouvre également toute une dimension émotionnelle, culturelle ou encore familiale. Quand je réfléchis à de nouvelles recettes, je pense aux desserts que j'ai particulièrement aimés dans mon enfance ou que mes grands-parents me servaient. Aux petits-déjeuners en vacances avec mes parents. Aux parfums préférés de mes amis ou aux saveurs de leurs pays dont ils m'ont parfois parlé. Pâtisser avec l'idée de partager, c'est s'ouvrir à ceux qui nous entourent. C'est vouloir leur faire plaisir et dès lors s'ouvrir un peu à leur univers et leur histoire, tout comme partager un bout de la nôtre.

5. JE NE SUBIS PLUS MES ALLERGIES
Depuis le début de mes intolérances alimentaires il y a un an, je me suis privée de beaucoup de choses. Après une mauvaises réaction aux fruits rouges, pendant un an, je n'ai mangé que 4 fruits : banane, pomme, melon, pastèque. Je n'osais plus en tenter d'autres, je n'osais plus tenter d'oléagineux, je n'osais plus tenter beaucoup d'ingrédients à vrai dire. Les intégrer à mes pâtisseries me permet non seulement de les retenter à petite dose mais aussi de les appréhender sous un aspect rassurant et gourmand. Petit à petit, je découvre de nouveaux aliments que je peux remanger en même temps que le me lâche sur ma créativité et que je me lance dans des recettes plus originales et variées. J'ai vaincu une certaine peur de la nourriture et je ne panique plus non plus si j'ai un peu d'eczéma le lendemain. Pour un bon goûter, ça vaut le coup !

6. JE RENFORCE MES CONVICTIONS
A travers mes pâtisseries, je retranscris certaines valeurs qui me sont chères. Comme privilégier des préparations vegan déjà, car même si j'ai réintroduit le poisson et le fromage suite à mes allergies j'essaie de limiter autant que possible les produits animaux. D'avoir recours à des ingrédients de qualité, bruts, bios et qui apportent de bonnes choses à mon corps. Le tout en admettant mon amour pour les douceurs sucrées et en sachant me faire plaisir sincèrement sans excès. Parce que le corps n'est pas que mécanique et que satisfaire son esprit et ses papilles est important aussi. 

7. JE TRANSMETS CE QUE J'APPRENDS
Si on peut retenir une chose essentielle de mon petit parcours en pâtisserie, c'est qu'il est possible de partir à zéro. Une recette, quelques ingrédients simples et beaucoup de motivation suffisent, peu importe si c'est un dessert facile ou commun. La simplicité a bon goût aussi. C'est un domaine sans pré-requis et où même les préparations les plus basiques peuvent déjà nous régaler et nous ouvrir la voie vers de nouvelles recettes plus sophistiquées. Je vous partage quelques idées, lancez-vous ! Pas besoin d'être Christophe Michalak pour se lancer et pas exclu de s'en rapprocher un jour à force de persévérance.

8. JE FAIS CONFIANCE À MON CORPS
J'ai banni le sucre pendant environ deux ans, avec quelques (grosses ) entorses, avant de le réintégrer il y a quelques mois. De ces deux ans, j'en ai tiré une réduction drastique de ma consommation et un besoin nettement plus modéré d'en consommer mais aussi l'évidence qu'il reste important à mon plaisir gustatif, à petite dose. Si je n'en mange plus tout au long de la journée, j'apprécie quand-même beaucoup la petite cuillerée de pâte à tartiner dans mon porridge ou la pâtisserie maison du goûter. 

Fut un temps, cela ne me semblait pas concevable d'en intégrer un peu chaque jour. Pas compatible avec l'alimentation "fit" qui nous rabâche partout qu'il faut manger le plus pur et pragmatique possible et que tout écart à ce précepte doit être planifié, modéré, contrôlé et quantifié. En remangeant un peu de sucre chaque jour, j'ai pu constater que je me contente de très peu lorsque je ne suis pas frustrée et que je suis tout à fait capable de m'arrêter une fois rassasiée mais aussi que ça ne me fait pas forcément grossir. Et que ça peut même me faire mincir un peu, comme quoi.

> Pâtisser, ce n'est pas grand-chose et c'est beaucoup à la fois. A tous les amoureux de la cuisine et des douceurs, n'oubliez jamais qu'il n'y a pas de petite victoire et que le goût des bonnes choses est sans limite. 



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire