vendredi 10 novembre 2017

Manger healthy au quotidien: les clés pour bien s'organiser

Vous le sentez le petit vent d'hiver qui arrive? Bien sûr, on le repère direct avec les nombreuses fringales qui se pointent dès que le temps se rafraichit. Les tentations de manger des plats tout faits ou très déséquilibrés trop souvent se multiplient, la raclette fait plus rêver que les pâtes au brocoli. Conserver un équilibre global au quotidien n'est pas toujours simple lorsqu'il fait froid, qu'on a un travail prenant et des horaires chargés, une vie de famille éventuellement. 

La remarque la plus fréquente que je reçois de mes coachés lorsqu'ils décrochent pendant une période, c'est: je n'ai pas le temps. A vrai dire, on n'a jamais le temps. On crée le temps. Comme pour la lessive, les courses, la douche... On a parfois du mal à tout caler mais on ne conçoit pas de le zapper car c'est essentiel pour bien vivre. Alors on s'organise et on chope un petit créneau. Bien manger au quotidien, c'est pareil. Ca doit faire partie intégrante de notre style de vie en adoptant quelques bons réflexes. Même dans une semaine de bouclage au travail avec des journées interminables, vous n'envisageriez pas de partir au boulot non douché, dents pas lavées et chemise froissée n'est-ce pas? Vous avez organisé 30 minutes la veille ou le matin pour accomplir le tout. Si je vous dis que vous pouvez caler 30 minutes pour organiser vos repas, vous allez me répondre que c'est encore plus de complications et de temps perdu. Que nenni! Quelques règles simples suffisent pour assurer le minimum.


Cuisiner un maximum le week-end
Comme pour le sport, il faut savoir profiter des jours tranquilles. Chaque week-end, je cuisine mes goûters de la semaine et mes cakes salés pour les midis. Une petite heure pépère en cuisine devant "Les reines du shopping" sur mon iPad pour ne plus rien avoir à cuisiner durant la semaine. Quelques parts au frigo, le reste au congélateur et c'est dispo! Il n'y aura qu'à piocher dedans quand j'en ai besoin ou les passer au four vite fait pour décongeler. Ca peut aussi être un moment convivial à partager avec votre moitié ou vos enfants. Et si vous prépariez un petit banana bread pour le petit-déjeuner de toute la famille?

> Anticiper, anticiper, anticiper...

Toujours cuire plusieurs portions
Au lieu de faire vos pâtes du jour, faites-en pour trois jours! Je cuis toujours deux à trois portions d'un coup de mes féculents: riz, pâtes, quinoa, millet... C'est du temps gagné mais ça permet aussi d'avoir toujours un stock au frigo. On s'en sert alors pour faire les lunchboxes à emporter au bureau ou pour avoir une portion prête lorsqu'on rentre tard du boulot. Bref, les tupperwares sont vos amis.

> faire des stocks


Toujours avoir des crudités au frigo
C'est THE plan de secours parfait pour concevoir une lunchbox facile ou un diner express. Poivrons, carottes, salade, maïs, radis, courgette, concombre, coeurs d'artichaut, tomates... autant de légumes qui ne nécessitent pas de cuisson et font gagner beaucoup de temps. On s'en sert pour concevoir une petite salade de pâtes froides à emporter au bureau ou pour un taboulé express en rentrant le soir avec quelques falafels par exemple. Pas besoin de passer une heure en cuisine à faire mijoter des plats sophistiqués pour manger sain.

> avoir des options rapides

Préparer un maximum la veille
Même avec la télé en fond sonore, on peut prendre 15 minutes le soir avant d'aller dormir pour préparer ses affaires. J'entends par là les vêtements repassés, la mallette, le pc et tout le toutim mais aussi la nourriture bien sûr. Chaque soir qui précède une matinée chargée ou de déplacement, je prépare ma portion de flocons bios dans mon bol avec le chocolat cassé. Je recouvre pour la nuit et le matin, je n'ai qu'à couper mon fruit frais et insérer dedans. Lorsque je lunche à l'extérieur, je prépare également la veille ma gamelle avec du riz ou des pâtes froides, des crudités, une source de protéines (de préférence vegan en ce qui me concerne, comme du seitan ou du soja). Si besoin, j'emporte aussi un goûter.

Et j'ai toujours ma petite bouteille remplie de lait d'avoine dans mon sac car c'est mon dessert adoré du midi. En gros, je me déplace toujours avec un paquet de nourriture dans mon sac et ce n'est absolument pas un problème. J'ai toujours des repas équilibrés et des snacks sains dans lesquels piocher si besoin. Pour 15-20 minutes le soir avant, cela vaut la peine. Comme diraient mes amis: si tu as faim, va voir Sophie. Elle a toujours de la nourriture sur elle!

> gagner du temps le matin en préparant le soir


Miser sur l'eau
Trop de personnes oublient de s'hydrater. Soit elles ne boivent pas assez, soit elles ne boivent pas ce qu'il faut. Et parfois, c'est les deux à la fois. Veiller à manger sain et fait maison, c'est top. Mais si c'est pour boire du coca ou des cafés sucrés tout au long de la journée, les résultats seront clairement compromis. Les boissons, de base, sont destinées à hydrater et nettoyer le corps, pas à nous "nourrir". Elles ne devraient pas être sucrées car ce sont des calories vides, consommées en plus des repas.

Chaque jour, veillez à boire votre bouteille d'eau d'un litre et demi minimum, à compléter éventuellement avec des tisanes. Le thé non sucré ou un petit café peuvent être une option, mais à distance des repas et avec modération. Cela ne purifie pas l'organisme, c'est trop excitant et cela peut empêcher la bonne assimilation des minéraux. De l'eau, de l'eau, de l'eau!

> freiner les boissons sucrées

Se faire un buffet d'encas
Certains comme moi ont leurs petites habitudes et emportent leur muffin healthy et leur banane au boulot sans souci. D'autres ont besoin de plus de variété et d'avoir du choix pour leur goûter car ils ne savent pas encore de quoi ils auront envie. Au lieu de craquer sur la machine à crasse, préparez-vous 2-3 petits tupperwares ou sachets sympas dans lesquels piocher selon votre envie du jour. Des idées? Une barre de céréales ou de fruits secs (type Lifebar, Nakd...), une petite boite d'amandes et chips de banane et un ou deux carrés de chocolat.

Au goûter, à vous de voir ce qui vous inspire le plus et de manger en fonction de votre faim. Avoir du choix, du plaisir permet de ne pas craquer sur de la junk. Plus simple, vous pouvez laisser un sachet d'amandes et un paquet de barres ou d'abricots secs dans votre tiroir de bureau constamment. Mais attention, c'est pour combler les vraies petites faim, pas pour grignoter quand vous vous ennuyez.


> anticiper les petits creux

Faire les bons choix au resto
Parfois on se retrouve à manger à l'extérieur avec les collègues. Bien sûr, certains restos sont fait pour se faire plaisir à fond, sans prise de tête. Mais quand on en a très fréquemment, il vaut mieux alterner avec des options plus équilibrées pour ne pas grossir à vitesse grand V. Au quotidien, on essaie de se composer un repas complet selon le lieu: une portion de féculents, une portion de protéines, des légumes et une portion de bons gras si possible.

Exemples:
- Brasserie: côte de boeuf ou dinde avec légumes et purée
- Américain: steak tartare ou grillé avec une portion modérée de frites et des crudités (pas de sauce)
- Japonais: du riz nature, une salade d'algues, des gyozas au légumes et des brochettes de poisson ou de tofu
- Libanais: pain libanais avec du houmous ou des falafels et des épinards
- Italien: tagliata de boeuf ou escalope avec des légumes et des pâtes
...

> bien composer son assiette

Impliquer toute la famille
Si vous vivez seul, c'est forcément plus facile de vous organiser. Pour mieux gérer le nombre, impliquez vos proches dans votre hygiène de vie. Mitonnez des petits plats en amoureux, montrez à vos enfants comment composer un plat équilibré, faites-leur goûter de nouveaux produits, cuisinez avec eux leurs goûters à emporter à l'école... Bien manger est avant tout un plaisir et peut être source de beaux moments en famille si chacun s'amuse. A vos fourneaux, tout le monde s'y met!

> faire de la cuisine un plaisir


Pour plus d'infos sur comment composer un sandwich équilibré à emporter ou à la boulangerie, retrouvez mon article détaillé sur Personal Sport Trainer.


mercredi 27 septembre 2017

Ma prise de masse: le bilan un an après

Il est grand temps de faire le point sur cette année écoulée où j'ai tenté quelque-chose de particulier. Quelque-chose que je n'avais encore jamais fait dans ma vie: chercher à prendre du poids! A partir de la fin août 2016, j'ai officiellement démarré une prise de masse et me voilà un an après pour débriefer. Car si prendre du poids en soi n'est pas compliqué, prendre correctement du poids n'est pas franchement facile. Cela demande une préparation dans l'assiette, dans la tête et dans la salle de fitness. Coup d'oeil sur mon parcours!

Portrait par Morgane Decaux

Le pourquoi du comment
L'année 2015-2016 a été particulièrement rude. Outre les événements qui se sont déroulés dans le monde et ont impacté la ville où je vis et la ville dont je viens, j'ai eu beaucoup de coups durs. Problèmes personnels, problèmes financiers, galères administratives... Bref, le moral pas au top et le stress au sommet. J'ai donc assez vite commencé à perdre du poids. En parallèle, je suis passée du végétarisme au végétalisme mais en tâtonnant encore un peu sur mes besoins et mes nouvelles habitudes. Moi qui consommais presque quotidiennement du fromage avant, je n'avais pas réalisé qu'ôter deux tranches de gouda de mon assiette équivalait à retirer 400 kcal par jour! 

J'avais besoin de trouver un nouvel équilibre, de me familiariser avec cette nouvelle alimentation: augmenter beaucoup les quantités de féculents et de gras, intégrer de nouveaux aliments nutritifs... Enfin, j'avais déjà une routine sportive assez intense avec 4 à 5 séances de sport par semaine mais pas la même routine que maintenant. En effet, j'ai toujours été une grande addict au cardio. Forcément, le sport est mon anti-stress. Surtout depuis que j'ai arrêté de fumer il y a 4 ans, ça a en somme remplacé la cigarette. Seul problème, la combinaison de boxe anglaise et de cours cardios intensifs a complètement cramé mes réserves. Bref, j'ai fondu pour arriver à un poids de 45 kilos pour 1m60. 

Un poids en état de maigreur donc, avec la perte de seins, de fesses, de cheveux et de joues qui va avec. Pourquoi ai-je mis une bonne année avant de décider d'entamer une prise de masse? Premièrement, parce que je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite. Je n'ai pas cherché à perdre du poids, par conséquent je ne m'en suis pas inquiétée. Ensuite, il a fallu le temps que j'adapte mon alimentation et enfin, j'avais la tête fort occupée par les problèmes. Mais arrivé l'été 2016, j'ai conclu qu'il était temps que je redonne des formes à mon corps si frêle. C'était important pour ma vitalité, pour ma pratique de la boxe, pour ma perception de moi et pour ma santé en général. 

Préparer un plan alimentaire et un programme sportif
On parle toujours de reprendre du poids "correctement" mais qu'est-ce que ça veut dire concrètement?

> Reprendre du poids correctement implique d'avoir une bonne répartition entre prise de masse grasse et prise de muscle
> On va chercher à maximiser la prise de muscle pour rester tonique au maximum mais il y aura toujours un peu de gras pris au passage
> L'un ne va pas sans l'autre, on ne peut pas prendre de muscle sans prendre un peu de gras (nos seins et fesses nous remercient au passage)

Pour prendre un maximum de muscle et un petit peu de gras, bref pour se remplumer joliment, il faut:
> augmenter ses apports dans l'assiette + booster la construction musculaire avec la musculation
> réduire le cardio si besoin et les activités d'endurance qui empêchent la construction du muscle 
> bref, il va falloir consommer plus que ce qu'on dépense 

Il faut savoir que la prise de muscle augmente le métabolisme de base. Une séance de musculation consomme beaucoup d'énergie et élimine donc déjà des calories mais encore par la suite. Plus le corps est musclé, plus il brûlera des calories au repos d'où l'intérêt de régulièrement adapter son alimentation. Vous comprenez dès lors pourquoi il est inutile de se tuer en cardio à côté, la musculation va déjà permettre de brûler beaucoup au quotidien. J'ai finalement choisi de conserver la boxe anglaise deux fois par semaine + un cours cardio de temps en temps pour le plaisir (spinning, HIIT, bodyattack...) et deux séances de musculation. Certains vont carrément se lancer à 100% dans la musculation, séparer le travail des muscles en 4 à 5 sessions par semaine et rentrer alors vraiment dans le bodybuilding. Ce n'était pas mon but, il y a d'autres sports qui comptent beaucoup pour moi à côté et je ne visais pas non plus de me transformer en fitgirl. Bref, j'ai adopté une approche modérée mais avec l'essentiel. 

Ensuite vient le travail dans l'assiette. Avant d'augmenter ses apports, il faut d'abord évaluer ses apports actuels sinon comment savoir quoi ajouter? Grâce à ma formation de coach en nutrition naturelle, j'étais déjà familière à l'élaboration et calculs de plans alimentaires. J'ai donc pu constater que mes apports caloriques journaliers étaient encore assez faibles. Il me fallait augmenter un peu les protéines pour atteindre un bon quota (rappel: le quota journalier minimum est de 1,5 gr/kg de poids de corps) et surtout, augmenter les glucides. On préconise en général d'augmenter ses apports quotidiens de 300 à 400 kcal maximum, pas plus pour éviter de stocker trop de gras rapidement. C'est ce que j'ai fait, avec dans ces apports supplémentaires un quart de protéines et trois quarts de glucides environ. Mon taux de gras était lui déjà très bien donc je n'y ai pas spécialement touché. 

Les premiers temps et les premières difficultés
Ajouter l'équivalent d'un repas par jour en calories, ce n'est pas une mince affaire. Pour éviter de m'exploser le bide, j'ai réparti les apports en plus sur chaque repas. J'ai donc augmenté les portions de tous mes repas: petit-déjeuner, lunch, goûter et diner. Malgré tout, les premières semaines furent franchement difficiles. Habituer son estomac a de plus grosses quantités prend du temps et c'est douloureux! Après chaque repas, j'avais l'estomac douloureux et qui tirait, je me sentais lourde et fatiguée. 

En prime, le principe de me forcer à dépasser ma satiété était psychologiquement rude. Cela fait des années que je pratique Zermati et j'ai l'habitude d'écouter mes sensations alimentaires. Aussi, les ignorer volontairement et me forcer à manger plus que ma faim était perturbant en plus d'être désagréable. Malgré tout, je savais qu'il fallait en passer par là et j'ai choisi d'être patiente. Après 3-4 semaines, mon corps s'est complètement habitué et a même commencé à réclamer plus. Normal, en parallèle j'avais démarré la musculation lourde à la salle et même si mes poids du début étaient légers par rapport à ce que je soulève maintenant, ça restait un choc pour mon corps. Mon corps commençait donc à consommer plus d'énergie et à se muscler un peu donc consommer encore plus etc. Un cercle vertueux quoi. 

Après ces 4 semaines, j'ai constaté mes premières petites formes naissantes. Un peu plus de jambes, de fesses, de ventre... Normal en somme mais très perturbant. Nous ne sommes pas habituées en tant que femme à nous voir grossir sereinement donc même quand c'est calculé, ça préoccupe. De plus, ma génétique de base fait que j'ai tendance à vite stocker au ventre donc j'étais inquiète. Là encore, il faut se faire confiance, savoir que son regard va évoluer et s'habituer et que le corps va se sculpter. On ne "grossit pas", on "prend de la (bonne) masse" et c'est bien. Patiente et persévérance payeront!


Arrêtée dans mon élan
Le problème quand on est super motivée, c'est qu'on a tendance à vouloir aller trop vite. Super excitée par l'idée de transformer mon corps, de devenir une femme badass capable de soulever beaucoup, j'ai commencé à m'entrainer trop. A faire trois séances de musculation intensives et longues en plus de la boxe et ignorer souvent ma fatigue. Je ne récupérais pas correctement, je n'étais pas encore "armée" pour cette intensité. Et arrivera ce qu'il devait arriver: je me suis blessée. Un jour, j'ai fait ma session haut du corps en état de fatigue et j'ai trop chargé (mis trop de poids) ma barre de développé couché (exercice allongé sur un banc pour les pectoraux). Comme je suis hyperlaxe de nature, mon articulation a bougé, chose qui arrive souvent et elle s'est coincée, chose qui arrive souvent aussi.

Au lieu de m'arrêter et de la relâcher, j'ai absolument voulu finir ma série. Le lendemain et le surlendemain, je suis allée boxer et là, la douleur a commencé à sérieusement augmenter. J'ai arrêté la boxe deux semaines mais pas la musculation, j'ai conservé les séances pour les jambes. Malheureusement, elles impliquent aussi des exercices avec des barres chargées sur les épaules et après deux semaines, j'avais une sérieuse tendinite diagnostiquée. Plus le choix, j'ai dû arrêter le sport. 

Je n'ai plus pu boxer pendant 4 mois par la suite et plus de musculation pendant deux bons mois. Autant dire que j'étais dégoûtée car je venais seulement de démarrer la musculation depuis un mois et demi. Sans parler du manque de la boxe qui m'a énormément déprimée à cette période! Malgré tout, j'ai gardé la même alimentation, je n'ai pas diminué mes apports malgré l'arrêt du sport. Je partais de tellement bas qu'au final, faire un peu de réserve me servirait pour la suite. J'ai pris un ou deux kilos rapidement, vite éliminés à la reprise de la musculation en décembre. 

La reprise et l'apparition des allergies
En décembre, j'ai repris la musculation à zéro. Heureusement, le corps a une mémoire et j'ai vite retrouvé mon petit niveau atteint au moment de la tendinite. Dès lors, la progression a continué sur base d'une pratique régulière de musculation et de mon plan alimentaire. Je peux vous le confirmer: prendre du poids est lent! Même en mangeant beaucoup plus, construire du muscle reste un challenge. Je n'étais pourtant pas au bout de mes surprises en matière de challenge. Fin décembre, les premiers symptômes de mes allergies alimentaires sont apparus. 

Après la prise d'un complément de vitamine b12 très dosé, j'ai vu apparaitre mon premier bouton d'eczéma sur la joue. Pendant trois mois, j'ai pensé que le problème était cutané car en même temps, ma peau a fait un rejet de toute crème/huile hydratante. Cela explique aussi pourquoi je ne mets plus rien sur ma peau depuis 5 mois mais c'est un autre sujet. Au fil des mois, j'ai constaté que la cause était alimentaire. Le soupçon principal était le nickel, ensuite orienté vers l'histamine. Cette molécule libérée lors de la digestion provoque les réactions inflammatoires et est stimulée par beaucoup d'ingrédients. Les principaux? Les végétaux... Je ne pouvais plus consommer de bonnes quantités de légumineuses et de fruits secs, ni d'ailleurs me supplémenter en b12 puisqu'on m'a décelé une sensibilité au cobalt en prime. Un sacré dilemme pour une vegan...

Après beaucoup de réflexion, j'ai choisi de réintégrer un peu de fromage et de poisson à raison de 2  portions de chaque par semaine. Je ne pouvais vraiment pas concevoir de remanger de la viande, je tenais à préserver ça personnellement. Ce n'est pas pour autant gagné car mes allergies se sont intensifiées. Je réagis désormais à la plupart des fruits et légumes dès que la quantité est un peu plus importante et je ne supporte pour le moment que le cabillaud comme poisson. Heureusement, je supporte plutôt bien les fromages de lait de vache en petite quantité donc je sélectionne les plus riches en b12 pour avoir mes apports. Je rééduque mon corps pour pouvoir intégrer un maximum d'aliments mais c'est un long processus et un vaste sujet qui mériterait son propre article.

Le point principal de tout ça, c'est que je me suis retrouvée face à beaucoup de nouvelles contraintes alimentaires et j'ai de nouveau du repenser mes repas. Côté protéines, je me repose désormais sur le seitan, le soja en quantité modérée, le poisson, le fromage et des pâtisseries salées/sucrées enrichies en protéines de riz. J'ai switché tous mes féculents pour des versions complètes afin d'en tirer un maximum de protéines également mais aussi de minéraux. En dehors du poisson et du fromage, je continue de manger vegan 80% du temps donc je récolte autant de nutriments que possible. Puisque je ne peux plus manger autant de fruits et légumes en quantité, j'en profite pour les acheter bios. Bref, c'est encore un long combat mais je mène ma barque progressivement. L'essentiel, c'est que j'arrive globalement à consommer les apports nécessaires à ma santé et à ma pratique sportive. 

Le contre-coup et les excès
Pour autant, il y a eu des hauts et des bas. Avant de déceler plus clairement les aliments qui me donnaient de l'eczéma, j'ai du tenir un carnet alimentaire deux bons mois. Féculents basiques à gogo, les mêmes légumes tout le temps, pas de plaisirs sucrés ou d'aliments extérieurs. Bref, une alimentation ultra minimale et régulièrement, un aliment spécifique testé sur 3 jours. Ce fut long, rasoir et pas gourmand du tout. En contre-coup de cette période, j'ai connu en juin une petite phase de compulsions alimentaires. Je voulais manger tout ce dont j'étais privée! Alors à moi les gâteaux, frites, biscuits et tout le toutim. Ce mois-là, j'ai mal mangé et trop mangé, même pour une prise de masse.

Je l'ai précisé dès le début, le but d'une prise de masse est de garder un bon ratio entre prise de muscle et prise de gras. Cela repose principalement sur la qualité de ce qu'on va manger. En me gavant de junk ces quelques semaines, j'ai très vite pris un peu de gras et de bide. Bref, absolument pas l'objectif recherché. Sur le coup, j'ai fait une erreur mais nous sommes tous humains. Cette phase de compensation passée, j'ai donc du recalibrer un peu cette prise de gras excessive en procédant à une mini-sèche modérée. Réduire les glucides et alléger mes repas quelques temps jusqu'à ce que l'excès se fasse la malle. En un mois et demi, c'était bouclé. Vous l'aurez compris, la quantité est un facteur relativement dérisoire par rapport à la qualité de ce qu'on mange. Ne faites pas l'erreur de vous ruer sur des choses grasses et sucrées en mode "c'est bon je cherche à prendre du poids", ça ne fera que vous faire prendre du gras. 

Portrait par Morgane Decaux

Bilan
Sortie de cette petite sèche light, me voilà un an après le départ. Je suis désormais à un peu plus de 49 kilos (50 en juillet mais forcément j'ai perdu l'excès de gras depuis). J'ai pris un centimètre à un centimètre et demi sur chaque membre (cuisses, poitrine, hanches, bras) et 600 grammes de muscle. Je rentre toujours dans les mêmes vêtements mais je ne flotte plus dedans, mes jambes sont plus athlétiques et mes fesses plus rebondies, mes joues se sont remplies et j'ai globalement l'air saine même si je reste fine. C'est un petit résultat mais une petite victoire. Depuis la tendinite, j'ai compris que je dois évoluer plus progressivement que les autres car mon corps hyperlaxe ne peut pas supporter de grosses charges trop vite. Je continue donc de progresser à mon rythme en musculation et j'ai trouvé mon équilibre alimentaire. Je suis passée de 10 kilos à 65 kilos au squat, je m'améliore sérieusement en tractions et j'ai la pêche. L'aventure continue!

Et maintenant, quels sont les objectifs?
> réaugmenter un peu mes glucides pour continuer de construire du muscle 
> augmenter la musculation du haut du corps, que j'ai pas mal délaissée après ma tendinite de l'épaule
> varier plus mes entrainements et les méthodes de travail 
> commencer à intégrer des entrainements en explosivité pour allier musculation et boxe

Les leçons tirées:
> patience, patience et patience
> grossir ne veut pas dire devenir gras
> chacun son rythme, il faut écouter son corps et ses limites
> la régularité est clé 
> les défis ont leur solution même s'il faut parfois s'adapter
> il faut varier ses entrainements pour continuer de progresser et ne pas stagner
> aucun parcours n'est linéaire ou parfait et ce n'est pas grave

Moi l'an passé: 


> Besoin d'aide dans votre prise de masse ou votre sèche? Contactez-moi pour du coaching!

dimanche 17 septembre 2017

6 spots parisiens pour un petit-déjeuner qui réchauffe

L'été est à peine fini qu'on grelotte déjà. Heureusement, l'automne apporte aussi son lot de choses positives. Outre une nature à couper le souffle, c'est la période des plats bien chauds et cocoon, des capuccinos à la cannelle, des carrot cakes et des citrouilles d'Halloween. Et quoi de mieux pour bien démarrer une journée frileuse qu'un petit-déjeuner chaud et gourmand? J'ai répertorié pour vous 6 adresses parisiennes où vous poser pour des matins cosys qui s'annoncent bien.


BOL Porridge Bar 
Niché au coeur de Veggietown, ce tout petit spot est riche en promesses gourmandes. Ici, le porridge est roi et se décline en salé comme en sucré. On choisit ses flocons (options sans gluten à la carte), son lait (options vegan possibles entre lait d'amande, d'avoine ou de soja) et ses toppings: fruits de saison et baies, graines, fruits secs, éclats de cacao cru, beurre d'oléagineux... Il y en a pour tous les goûts, avec ou sans sucrant selon votre palais. Le petit plus? Une nouvelle option protéines végétales pour les sportifs qui veulent récupérer efficacement! 

Photo: Facebook de Bol Porridge Bar

Pour le lunch, on retrouve des porridges exotiques au poulet ou végétariens agrémentés des légumes du moment. En sucré comme en salé, on peut choisir entre un bol chaud ou froid. Mais soyons honnêtes, on aura plutôt envie de se réchauffer! Si l'estomac crie encore famine, il y a toujours des cakes maison à savourer. 

Prix moyens:
> 6 euros le porridge sucré
> 8 euros le porridge salé

Options:
> vegan 
> sans gluten

Adresse: 76 rue du Faubourg Poissonnière - Paris 10è

Pancake Sisters
Petit coup de coeur, j'ai eu l'occasion de tester ce spot plusieurs fois. Chance ou destin, une seconde adresse a ouvert dans mon quartier près de Voltaire. Moelleux et aériens, les pancakes sont faits maison et se déclinent de plein de façons. Il y a les toppings de base entre sirop d'érable, fruits frais, nocciolata, chantilly ou encore confiture puis les versions élaborées. On craque pour le Tornado avec pancakes aux pépites de chocolat nappés de nocciolata, chantilly et banane ou le Muesli Power avec son muesli croustillant et fromage blanc au sirop d'érable. 

Photo: Facebook de Pancake Sisters Popincourt

En salé, la spécialité de la maison est le "panster", un sandwich façon panini composé de 2 pancakes garnis. Plutôt oeuf, fromage ou charcuterie? On arrose le tout du smoothie frais du jour et le tour est joué. Le week-end, on vient se poser pour un brunch complet histoire de tout goûter sans devoir choisir.

Prix moyens:
> 7,5 euros les pancakes sucrés
> 10 euros les pancakes salés

Options:
> végétarien
> sans gluten

Adresse: 8 rue Popincourt - Paris 11è

Holybelly
Evasion australienne avec le coffee shop Holybelly! Ici, on choisit ses pancakes en version américaine avec crème fouettée, pistache, fruits de saison et sirop d'érable ou à l'anglaise avec bacon et oeufs. A moins d'opter pour une assiette d'oeufs pochés à agrémenter de champignons, bacon, haricots et crottin de chèvre pour une matinée qui s'annonce énergique. Les jours de grand froid, le porridge au chaï, fruits frais et lait de noisette revient au menu pour notre plus grand bonheur. Un dernier creux? Découvrez le gâteau maison du jour.

Photo: Instagram de Holybelly

Prix moyen:
> 12 euros les pancakes
> 12,5 euros l'assiette d'oeufs pochés

Options:
> végétarien

Adresse: 5 rue Lucien Sampaix - Paris 10è

Breakfast in America
Place à la décadence avec un vrai petit-déjeuner américain riche en calories et en plaisir. Le plus dur sera de choisir! Il y a bien sur les oeufs brouillés ou au plat avec saucisse et bacon en option et une multitude d'omelettes dont une végétarienne aux poivrons, champignons, fromage et oignons. Les estomacs les mieux accrochés pourront carrément démarrer la journée avec un burrito bien garni.

Photo: Facebook de BIA 3

Côté pancakes, on peut ajouter de la cannelle, des bananes, des myrtilles, du chocolat noir ou blanc et du sirop d'érable pour une version sucrée sympa. Les irréductibles du salés opteront eux pour les oeufs et le bacon. Enfin, on succombe au pain perdu maison, aux scones à tartiner de beurre et confiture et au bagel de creem chease. Difficile de ne pas trouver son bonheur dans ce spot made in USA!

Prix moyens:
> 9 euros l'omelette
> 8 euros les pancakes
> 8,50 euros le pain perdu

Options:
> végétarien

Adresse: 4 rue Malher - Paris 4è

Topknot
Le paradis de la brioche existe et il s'appelle Topknot. Brioche classique, tressée ou asiatique façon bao, il y en a pour toutes les envies et elles sont toutes faites maison. Caramel, chocolat ou sucre, la brioche tendre du matin nous réveille en douceur. En brunch dominical, on découvre les brioches salées à la viande ou aux légumes et leur moelleux incontestable. Personnellement, je ne résiste pas à leurs baos!

Photo: Facebook de Topknot

Prix moyens:
> 4 euros la brioche sucrée
> 5 euros la brioche salée

Options:
> végétarien

Adresse: 6 rue Mélingue - Paris 19è

Oatmeal Paris
Chaque semaine, un bol sucré et un bol salé sont mis à l'honneur dans ce petit temple vegan du porridge. Fruits frais, fruits séchés, oléagineux, épices pour agrémenter le sucré tandis que le salé revisite des classiques comme avec du chili sin carne. Créatifs et onctueux, ils se dégustent avec intensité. Le plus? Un vaste choix de latte originaux comme du golden milk, du latte à la betterave, lait d'amande et de coco, du latte au chaï ou encore au matcha. Une ultime note de douceur pour un petit-déjeuner parfait!

Photo: Facebook d'Oatmeal 

Prix moyens:
> 9 euros le porridge sucré
> 9 euros le porridge salé

Options:
> vegan

Adresse: 11 bis rue Vauquelin - Paris 5è